"Une formation de Karaté dure une vie entière"

Gichin FUNAKOSHI

"Ce qui est appris en une journée doit être répété toute une vie"

Taji KASE

SOKON MATSUMURA (1809-1899)

C'est la figure légendaire de l'histoire de l'art du combat d'Okinawa. Combattant et garde du corps au palais du prince de Shuri. Il a étudié le sabre et les arts martiaux au Japon, à Okinawa et en Chine.

"En murissant son art on arrive à manifester ses capacités supérieures et subtiles, à être sans trouble dans n'importe quelle situation, à ne pas être en-dehors de soi"

ANKO ITOSU (1831-1915)

Elève de Matsamura, il a transmis la tradition du Shuri-té et fondé les bases du Karaté moderne. Il a introduit le Karaté dans les écoles d'Okinawa et a ainsi contribué au commencement de la diffusion de la pratique.Il a créé de nombreux katas à visée pédagogique:les cinq Pinan, les trois Naifanchi. 

Il les classe en shodan, nidan, sandan, yondan, godan selon l'usage du terme dan (degré ou grade) sur conseil de son maître, Mutsumara.

"Pendant l'entraînement de Karaté, il faut avoir la volonté d'un guerrier, avec le regard fort, les épaules baissées, le corps durci. Lorsqu'on s'entraîne aux parades et aux coups, il faut toujours s'entraîner avec autant de volonté que si l'on faisait face à de véritables ennemis. Alors, on pourra acquérir des capacités réelles, il faut bien y faire attention"

ANKO ASATO (1827-1906)

Il a une grande réputation comme Maître de l'art du TO-DE et a eu comme seul élève connu Gichin Funakoshi.

"Il faut considérer les mains et les pieds de l'adversaire comme un sabre"

GICHIN FUNAKOSHI (1868-1957 )

Il est le père du Karaté moderne​, style SHOTOKAN (nom de plume de l'auteur qu'il donna à son premier dojo). Il a établi les bases et la nomenclature du Karaté traditionnel et en a permis la diffusion au Japon.

"Le karate-do est un art noble. Ceux qui s'enorgueillissent d'êtres capables de casser des planches et de briser des briques, ou qui affirment être capables d'arracher des morceaux de chair à leurs adversaires, ne connaissent absolument rien au karaté. Ils jouent dans les branches et le feuillage d'un grand arbre sans avoir la moindre idée de ce que recèle le tronc"

YOSHITAKA FUNAKOSHI (1906-1945)

Fils de Gichin, Yoshitaka est un expert incontesté du Karaté, dont Taiji Kase a gardé un souvenir impressionné et plein de respect :

"Il développa un Karaté plus rapide, plus fort, plus dynamique. Le Sensei Yoshitaka cherchait la réalité, l'efficacité, si réellement les techniques fonctionnaient contre les attaques. Mais l'important à comprendre est que la grande mutation du Karaté que le Sensei Funakoshi Gichin avait amené d'Okinawa, jusqu'au Karaté que pratiquait le Sensei Yoshitaka, fut possible grâce au concept de O-Waza (technique de longue distance) avec le maximum de puissance et de vitesse".

Il a apporté plus d'ampleur dans les mouvements, de dynamisme, de kimé, des positions plus basses, ancrées dans le sol et le concept de Chi-Mei (donner un seul coup fatal à l'adversaire). Il a introduit de nouveaux coups de pieds : Yoko-Geri , Ura-Mawashi-Geri, Ushiro-Geri. Il a apporté aussi les Kumité et créé les trois katas Taikyoku.

Voici d'ailleurs un autre témoignage de Kase Taiji au sujet de sa première rencontre avec Yoshitaka : 

"C'était en 1944. Les classes pour débutants étaient généralement données par le Sensei Hironishi. Mais un jour, un autre Sensei donna la classe, je ne le connais pas et ne savais pas qui il était et quand j'ai demandé on m'a dit qu'il s'agissait de Waka Sensei (le jeune Sensei), le fils de Funakoshi Gichin. Pendant cette classe, Yoshitaka nous a enseigné comment faire Mae-Geri lentement et sans baisser la jambe jusque par terre, comment faire Yoko-Geri  et sans rentrer Yoko-Geri comment enchaîner avec Mawashi-Geri. Ensuite il nous dit  "je vais maintenant vous montrer comment nous le faisons habituellement" et il fît les trois coups de pied si rapidement et si puissamment que je me souviens encore d'avoir vu la lumière blanche de son karategi et entendu un bruit sec comme celui d'un fouet. Nous en sommes tous restés impressionnés. Quand nos seniors nous enseignaient les katas, ils nous racontaient que lorsque Funakoshi Yoshikata démontrait un kata, ceux qui le voyaient percevaient une sensation spéciale, la terrible impression d'un danger imminent. Et ils nous disaient que c'était comme ça qu'il fallait faire les katas de telle sorte que ceux qui les observent perçoivent et remarquent quelque chose, sentent la vibration de notre force intérieure et de notre détermination. Si ceux qui nous observent ne sentent rien, c'est que le kata n'est pas bien fait, c'est un kata de type gymnastique ou danse".

MASATOSHI NAKAYAMA (1913-1987)

"Pour bien apprendre la Karaté, il faut le faire depuis la base. Il y a des gens qui pensent seulement à battre un adversaire et cela n'est pas fondamental " 

HIROKAZU KANAZAWA (1931-2019)

"Au Dojo, pensez à garder une position basse et à travailler la vitesse dans tous vos déplacements et dans vos techniques ; ne considérez jamais les kata comme une gymnastique. Il s'agit de mettre en mouvement une forme dans la voie du Budo en mobilisant l'énergie du hara ; c'est l'harmonie du corps et de l'esprit..."

"La puissance vient du bas-ventre, les techniques viennent des hanches"

HIROSHI SHIRAI (1937)

"Le plus simple en Karaté, c'est de s'améliorer"

TAIJI KASE (1929-2004 )

"Le Karatéka possède l'esprit de glace dans un corps de feu"

"Il n’y a pas de mystère en karaté do, mais un très long chemin sur lequel tout le monde peut avancer pourvu qu’il emprunte la bonne direction : celle du travail"

TETSUHIKO ASAI (1935-2006)

Nakayama disait de lui "Les spectateurs restent bouche bée devant les changements continuels des mouvements d'Asai, qui ressemblent parfois à une danse aérienne"

HENRY PLEE (1923-2014)

"La voie martiale contient les mêmes malentendus et déviations que les autres voies religieuses ou philosophiques. D'autant que sa division en "disciplines" n'arrange pas les choses. Le fait d'ajouter " do" (chemin,voie) indique que l'on peut utiliser cette discipline comme voie. Mais cela ne signifie pas que le pratiquant va trouver la voie sans problème et de façon inexorable "